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A partir du livre du sociologue Louis Chauvel, Professeur à Science PO, spécialiste en sociologie économique des générations et des inégalités  « Les classes moyennes à la dérive » (Édition du Seuil, 2006, p. 110).

Ce chercheur, à travers une comparaison des classes moyennes en Chine et en France, dresse un portrait inquiétant de la situation de la jeunesse française quant à ses perspectives d’avenir.

D’après son analyse, les jeunes Chinois, à la suite de leurs parents et en rupture avec les générations précédentes, ont la possibilité de croire en une ascension sociale réelle dont les efforts quotidiens sont perceptibles, que ce soit durant leurs études ou lors de leur entrée sur le marché du travail. Au contraire, la jeunesse française – qui a pourtant grandi dans et grâce à un état providence développé – se trouve face à une régression sociale générationnelle qui ne peut que s’amplifier si elle n’est pas traitée. En effet, si les jeunes français disposent en moyenne de deux années d’études en plus, elle est la première génération qui, en temps de paix fait moins bien que ses parents au même âge...

Ce que dénonce le sociologue, c’est le peu d’écoute des générations précédentes envers elle alors que cette dernière fait preuve d’une énergie hors norme et d’une créativité sans cesse renouvelée pour réussir, notamment sur le plan professionnel afin de s’intégrer au corps social.

Le constat de Louis Chauvel devient dès lors préoccupant : l’inventivité des jeunes est sous-utilisée et c’est seulement quand ils seront « grands » qu’ils seront écoutés. Par « grands », l’auteur entend âgé de cinquante ans... Ils souffrent également d'une représentation quasi nulle dans les grandes instances chargées de conseiller le Gouvernement et les Collectivités, à l’instar du Conseil Economique et Social et de l’ensemble des lieux d’expertise et de débat, voilà le constat.

Le mérite d’une telle analyse est de mettre le doigt sur les difficultés d’insertion de la jeunesse dans la société et de dénoncer l’interruption de la mobilité sociale. Doit-on s’en inquiéter ? Oui, dans la mesure où il est vrai, qu’à l’heure actuelle, il est difficile de percevoir des éléments significatifs d’amélioration. Cependant ceux-ci existent :

- ainsi, les quinquagénaires écoutent-ils la jeunesse, à l’image des Assises Nationales de la Jeunesse co-organisées, le 29 septembre, par le Ministère de la Jeunesse et des Sports et le Conseil Economique et Social. Un rapport, faisant suite aux 3 tables rondes, a dressé un panorama complet des attentes de la jeunesse de France. Le but est d’installer durablement le Conseil National de la Jeunesse en l'invitant à ces débats afin qu’il existe un organe représentatif, fort et écouté de tous, dans le paysage institutionnel français.

- une deuxième solution s’ouvre à la jeunesse : celle de rejoindre les Jeunes Populaires de l’UMP, celle de s’engager aux côtés de Nicolas Sarkozy qui l’a toujours portée et défendue. Son discours aux Universités d'été à Marseille a été l’une de ses principales interventions en sa faveur, l’une des plus engagées aussi. Que dire des 18 Conventions pour la France d’après qui reprenaient régulièrement, en fonction des thématiques, des propositions innovantes en faveur de la jeunesse ! Et que dire des propositions des Jeunes populaires dont plusieurs points seront repris dans le programme du candidat de l’UMP aux présidentiels de 2007 !

C’est pour cela, pour l’attention dont elle fait l’objet et malgré les difficultés, que la jeunesse française doit garder confiance en l’avenir.

Suite à cette synthèse, je vous invite à réagir.
Tag(s) : #jeunespop55

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